lundi 19 novembre 2007

MONK n°3, « Italies »


Il vient tout juste de paraître, ce numéro en forme d'invitation au voyage... et c'est un régal !

Approchez, signore, signori, approchez ! Ah, oui, oui, vous êtes las de vous-même, et de la vie que vous menez : vous voudriez vous perdre, être autre, contempler d’autres horizons dans d’autres bras... Eh bien, embarquez, embarquez donc ! Prenez ce train aux banquettes capitonnées, ce vapeur mélancolique, cet arrogant bolide aux lignes profilées ! Délassez-vous, fermez les yeux. Et, oh, ne sursautez pas si prend place à vos côtés quelque donna fatale aux yeux ardents, aux lèvres rouge sang : c’est en Italie que vous allez.
Dans ce pays qui n’est pas un pays, mais bel et bien le réceptacle de fantasmes planétaires — érotiques autant qu’artistiques —, apprêtez-vous à expérimenter toutes les nuances du vertige...
Sous le double signe stendhalien du tourisme et de l’amour, un circuit hors des sentiers balisés, en compagnie de : Giambattista Basile, Georges Foveau, Aurélie Wellenstein, Timothée Rey, François Fierobe...
Avec aussi : quelques pages dérobées à la correspondance de... Jean Marigny.
Et des illustrations de : Mickael Abou, alias Hérysis.


Parce qu'il restait quelques pages libres, j'ai ajouté in extremis au sommaire un extrait d'une nouvelle dont je suis l'auteur, « Villa Vesper », qui paraîtra en avril 2008 dans l'anthologie Le Fantastique des Fétichistes dirigée par Estelle Valls de Gomis aux éditions Le Calepin Jaune.

MONK n°2 «Ils se déshabillèrent parmi les tombes»


Le deuxième numéro de Monk, « Ils se déshabillèrent parmi les tombes ». Un numéro tout en contrastes, parfois drôle, parfois tragique, qui ne laisse personne indifférent !

Ils se déshabillèrent parmi les tombes… Quelques mots – discrète référence au Château d’Argol de Gracq – et l’imaginaire s’emballe : clarté de chair et de lune, frissons, ténèbres. Grain de peau, granit. Nudité rituelle, sensuelle, sacrificielle, perverse, déplacée ? L’incongruité de l’image est propre à susciter le rire, parfois, plus souvent le scandale…
Comiques, énigmatiques ou tragiques, sept nouvelles fantastiques et un essai nous invitent à pénétrer les territoires où règne la Mort, pour nous heurter à un incontournable tabou, frôler la frontière qui sépare les vivants des défunts, et contempler le désir et l’angoisse que cette approche suscite…
Huit effeuillages en nécropole, en compagnie de : Karim Berrouka, Amelith Deslandes, Julien Lemière, Nicolas Liau, Sylvain Membre, Justine Niogret, Timothée Rey, Estelle Valls de Gomis.


Numéro, en outre, élégamment illustré par Estelle Valls de Gomis. On y trouve également un extrait de la correspondance de Charlotte Bousquet, une lettre de toute beauté, émouvante et profonde comme cette auteure sait l'être.

MONK n°1, « Rouge »


Je tenais à présenter ici, même s'il est épuisé, le premier numéro du fanzine Monk.
Nico Bally, Charlotte Bousquet, Franck Ferric, François Fierobe, Marianne Lesage, Justine Niogret, Timothée Rey et Estelle Valls de Gomis (qui est aussi la marraine de la revue) y ont donné leur vision de la couleur rouge, et avec quel talent !
« Rouge » a été l'occasion d'une promenade littéraire « entre désert aride et zone de guerre, cités hantées de spectres et parées de merveilles, dans un monde nocturne où l’ichor répandu abreuve indifféremment fleurs et enfants-monstres »…

« La Rivière »


« La Rivière », Univers et Chimères n°2 (juillet 2005) ; Faeries n°22 (éditions Nestiveqnen, Aix-en-Provence, juillet 2006).

Nouvelle féerique (30 500 signes) : Eochaid, le jeune roi des collines du Nord, se meurt d’ennui. Sa passion pour une fée des eaux ranime en lui le désir de vivre. Mais à quels périls l’excès de ce désir pourra-t-il l’exposer ?

Il... lui propose finalement de l’emmener dans sa maison. Il a rougi jusqu’aux yeux en faisant sa demande. Elle secoue la tête ; il lui en coûte vivement de se laisser supplier par un homme qui porte de l’or à son col et à son front.

Cette nouvelle est une (légère) variante d'un texte publié précédemment en ligne sur le site Univers et Chimères. J'y reprends le motif narratif de la rencontre entre le roi mortel et la fée, que j’ai essayé de traiter en conservant la sensualité, la liberté, et quelque chose du tempérament impétueux de héros de légende tels que Finn ou Cuchulainn.

« Le Roi d’Avalon »


« Le Roi d’Avalon », Faeries n°20 (éditions Nestiveqnen, Aix-en-Provence, janvier 2006).

Nouvelle de fantasy écrite en mars 2004 (18400 signes), « Le Roi d’Avalon » a connu diverses métamorphoses (et plusieurs titres) avant de trouver sa forme et son nom définitifs dans les pages de Faeries.
Dans ce texte, je me suis emparée librement du personnage de Sandde, compagnon d’Arthur, sans respecter tous les aspects (d’ailleurs ténus) de sa légende. Il apparaît ici comme une sorte d’incarnation idéale de l’amitié.

Après la bataille de Camlan, seul le moins religieux des compagnons du roi pouvait tenter d’élucider le mystère de sa disparition...

Qui sommes-nous ? Qu’advient-il de nous quand nous sommes morts ? Des amoncellements d’os rognés par l’eau et le vent ? Ou bien des spectres muets et de peu de mémoire, confiés à la douceur de femmes-fées ?

« Citrouille Cou coupé »


« Citrouille Cou coupé », Horrifique n°42 spécial Femmes de l’étrange (Québec, mars 2005) ; Codex Atlanticus n°16, juin 2007.

Nouvelle fantastique (22 000 signes), écrite vers 199? : « Si tu n’es pas sage, tu seras changé en citrouille » : tu ris, Jack, mais si le diable, pour se divertir, mettait cette menace à exécution, comment continuerais-tu de vivre ?

... la famine nous frappait, nous volions sur les chemins, nous n'avions pas peur de casser la tête des voyageurs pour un morceau de pain. Nous sortions à peine de l'enfance, nous étions grisés par des forces et des appétits nouveaux. Nous étions des affamés et des vauriens.

Illustration de Estelle Valls de Gomis pour Horrifique.

« Vous m’avez fait former des chimères »


« Vous m’avez fait former des chimères », Le Calepin Jaune n°5, 6 et 7 (Auch, mars-sept. 2005)

Nouvelle fantastique (89 000 signes), écrite vers 199?, remaniée en 2004 : lors d’un séjour dans une ancienne demeure seigneuriale, un jeune homme, confronté à d’insaisissables monstres, ne tarde pas à perdre toute certitude quant à sa propre identité...

J’avais d’abord cru avoir affaire à une famille d’originaux, à un secret de pacotille : je savais à présent que la réalité ouvrait devant mes pas des abîmes bien plus vertigineux, où tout était menacé, du monde que j’avais connu jusqu'alors.

Ce texte, illustré par Estelle Valls de Gomis, a fait l'objet d'une publication en feuilleton de trois épisodes, entre mars et septembre 2005.

« Il m’arrive d’être cruelle »


« Il m’arrive d’être cruelle », Éclats de rêves n°2 (Guyancourt, décembre 2004), Fanzines Gloutons volume 1.

Nouvelle féerique (20 000 signes), écrite vers 199? : dans un château, sous la surveillance d’un entourage tyrannique, une enfant cultive le souvenir d’une mère trop tôt disparue...

La Somnambule, c’est moi. Le Docteur dit que c’est héréditaire, que je tiens ça de ma mère qui est morte noyée dans le puits par accident. Il m’arrive c’est vrai de dormir en marchant, et de me réveiller au bord de ce puits. J’en déduis que le Docteur est un excellent docteur.

Illustration de Fabien Fernandez.

« Nul ne revient vers l’amour ancien »


« Nul ne revient vers l’amour ancien », Harfang, hors série n°9 (Angers, novembre 2004).

Nouvelle de fantasy intimiste (10 900 signes), écrite en mars 2004 : un guerrier, farouche et un peu fée, revient des Marches du Nord pour retrouver la femme qu’il aime... Le pourra-t-il ?

Car crois-tu que traverser plaines et forêts suffit à abolir les ans, pour retrouver intact un bonheur enfui ? Que vieillir suffit à fermer les lèvres des blessures anciennes ? Crois-tu vraiment, oui, que le temps et la distance auront conspiré à préserver le meilleur de ton amour et à en effacer le pire ?

Cette nouvelle, très brève et pourtant très romanesque est, parmi celles que j'ai écrites à ce jour, ma préférée, et de loin... L'exercice de concision m'a été bénéfique ; il me semble qu'il m'a permis d'atteindre par la litote et l'allusion une intensité jusque-là inédite.