dimanche 29 mars 2009

In the Mood for Love...


Tout est dans le titre...

Parfois, je me demande si des ralentis langoureux, des frôlements, des regards et des silences, si des acteurs magnifiques magnifiquement éclairés, une musique lancinante et de vertigineux plans fixes suffisent à faire un film. À cause de ce film-là, je suis tentée de répondre : oui.

La plus belle séquence, c'est peut-être la dernière, où un homme confie à la pierre d'un temple le secret de sa vie, sous le regard d'un enfant-moine...



Je corrige a posteriori mon commentaire qui prête au malentendu : In the Mood for Love n'est certainement pas, comme je semble le suggérer, un film simplement esthétisant, c'est une histoire très belle, mais dont les principaux événements sont savamment occultés, relégués dans le silence, hors champ, "en creux"... Peut-être Wong Kar Wai souhaite-t-il nous rappeler que l'essentiel d'une histoire n'est pas dans les faits eux-mêmes, mais dans ces imperceptibles déflagrations qu'ils suscitent en chaque être sensible ?

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