
Au printemps dernier, visite de Pompéi déserte et silencieuse, à la fin du jour.
La cité, calme jusqu'au vertige, s'ouvrait devant nos pas.
Il fallait écouter, de l’oreille bien sûr, et du plat de la main, et de la pulpe des doigts, et du regard... de tout son être : écouter.
Alors les pierres les plus humbles racontaient.
Et les Morts existaient d'un plus grand poids que nous, les Vivants.
La ville est maintenant à l’intérieur de moi, et quelque chose de moi est resté entre ses murs : l’une l’autre, de la façon la plus infime, nous nous sommes changées.
