dimanche 15 février 2009

Ces jours-ci, je repense à Pompéi...


Au printemps dernier, visite de Pompéi déserte et silencieuse, à la fin du jour.
La cité, calme jusqu'au vertige, s'ouvrait devant nos pas.
Il fallait écouter, de l’oreille bien sûr, et du plat de la main, et de la pulpe des doigts, et du regard... de tout son être : écouter.
Alors les pierres les plus humbles racontaient.
Et les Morts existaient d'un plus grand poids que nous, les Vivants.

La ville est maintenant à l’intérieur de moi, et quelque chose de moi est resté entre ses murs : l’une l’autre, de la façon la plus infime, nous nous sommes changées.

mercredi 11 février 2009

Résidences secondaires : mer et forêt...


En feuilletant Lettrines, je suis retombée sur la fiche signalétique des personnages de Gracq, établie par lui-même... Je ne l'avais pas relue depuis longtemps, et c'est toujours la même jubilation :

Epoque : quaternaire récent.
Lieu de naissance : non précisé.
Date de naissance : inconnue.
Nationalité : frontalière.
Parents : éloignés.
Etat civil : célibataire.
Enfants à charge : néant.
Profession : sans.
Activités : en vacances.
Situation militaire : marginale.
Moyens d’existence : hypothétiques.
Domicile : n’habitent jamais chez eux.
Résidences secondaires : mer et forêt.
Voiture : modèle à propulsion secrète.
Yacht : gondole, ou canonnière.
Sports pratiqués : rêve éveillé – noctambulisme.

Qui ne voudrait être, qui ne voudrait vivre, ainsi ?

(The Fighting Temeraire, W. Turner, 1839, London, National Gallery.)