<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><rss xmlns:atom='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' version='2.0'><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872</atom:id><lastBuildDate>Mon, 23 Nov 2009 20:03:45 +0000</lastBuildDate><title>Silenda</title><description>Le blog insulaire de Léonor Lara</description><link>http://silenda.blogspot.com/</link><managingEditor>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>45</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-1942668867814056437</guid><pubDate>Sun, 20 Sep 2009 14:02:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-20T07:38:47.541-07:00</atom:updated><title>Un monde en soi pour quelqu'un d'autre...</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SrY6q3VLn7I/AAAAAAAAAUg/FbPaNO-QM5w/s1600-h/rilke.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 152px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SrY6q3VLn7I/AAAAAAAAAUg/FbPaNO-QM5w/s200/rilke.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5383554912649715634" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour avoir relu il n'y a pas si longtemps les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Lettres à un jeune poète,&lt;/span&gt; je repense souvent à ce petit livre comme à l'un de ces (rares) ouvrages où une éthique pour la vie entière —&amp;nbsp;une éthique pour tous les aspects d'une vie humaine pleine et entière&amp;nbsp;—, est contenue en quelques pages sensibles, intelligentes, lumineuses.&lt;br /&gt;Sur l'amour et les femmes, par exemple, les vues de Rilke sont d'une modernité frappante&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;[l'amour] est, pour l'individu, une extraordinaire occasion de mûrir, de se transformer au sein de soi, de devenir un monde, un monde en soi pour quelqu'un d'autre&amp;nbsp;; c'est, pour lui, une grande et immodeste ambition, quelque chose qui le distingue et l'appelle vers le large. [...] un jour, la jeune fille existera et la femme, dont le nom ne signifiera plus seulement ce qui s'oppose au masculin, mais quelque chose qui vaut par soi, quelque chose qui n'induit pas à penser la moindre complémentarité ni aucune limite, mais seulement une vie et une existence&amp;nbsp;: l'être humain féminin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À y bien réfléchir, il n'y a guère que &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Prophète&lt;/span&gt; de Khalil Gibran qui me semble équivalent par la simplicité de son expression et la luminosité de ses propos.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-1942668867814056437?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2009/09/lettres-un-jeune-poete.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SrY6q3VLn7I/AAAAAAAAAUg/FbPaNO-QM5w/s72-c/rilke.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-2475116576090307619</guid><pubDate>Thu, 10 Sep 2009 17:06:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-10T12:00:01.278-07:00</atom:updated><title>Retour...</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/Sqk0GDg98sI/AAAAAAAAAUY/RG9YlAYKGS8/s1600-h/leonorfini.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 141px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/Sqk0GDg98sI/AAAAAAAAAUY/RG9YlAYKGS8/s200/leonorfini.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5379888508498211522" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;On aura vu aussi ces femmes —&amp;nbsp;en rêve ou non,&lt;br /&gt;mais toujours dans les enclos vagues de la nuit&amp;nbsp;—&lt;br /&gt;sous leurs crinières de jument, fougueuses,&lt;br /&gt;avec de longs yeux tendres à lustre de cuir,&lt;br /&gt;non pas la viande offerte à ces nouveaux étals de toile,&lt;br /&gt;bon marché, quotidienne, à bâfrer seul entre deux draps,&lt;br /&gt;mais l'animale sœur qui se dérobe et se devine,&lt;br /&gt;encore moins distincte de ses boucles, de ses dentelles&lt;br /&gt;que l'onduleuse vague ne l'est de l'écume,&lt;br /&gt;le fauve souple dont tous sont chasseurs&lt;br /&gt;et que le mieux armé n'atteint jamais&lt;br /&gt;parce qu'elle est cachée plus profond dans son propre corps&lt;br /&gt;qu'il ne peut pénétrer —&amp;nbsp;rugirait-il d'un prétendu triomphe&amp;nbsp;—,&lt;br /&gt;parce qu'elle est seulement comme le seuil&lt;br /&gt;de son propre jardin,&lt;br /&gt;ou une faille dans la nuit&lt;br /&gt;incapable d'en ébranler le mur, ou un piège&lt;br /&gt;à saveur de fruit ruisselant, un fruit,&lt;br /&gt;mais qui aurait un regard —&amp;nbsp;et des larmes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un poème de Philippe Jaccottet&lt;span style="font-style:italic;"&gt; (Chants d'en bas)&amp;nbsp;;&lt;/span&gt; j'ai eu envie de l'illustrer par une photographie de Leonor Fini, tant il m'a fait penser à elle... Et... oui, je suis (enfin) de retour&amp;nbsp;!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-2475116576090307619?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2009/09/retour.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/Sqk0GDg98sI/AAAAAAAAAUY/RG9YlAYKGS8/s72-c/leonorfini.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>4</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-6458416281121532001</guid><pubDate>Fri, 22 May 2009 10:19:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-05-23T11:30:28.047-07:00</atom:updated><title>Michon, Terreur et Tragédie</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/ShaI6rLSTyI/AAAAAAAAAUQ/H_lLYYq-NB4/s1600-h/saint-just.png"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 159px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/ShaI6rLSTyI/AAAAAAAAAUQ/H_lLYYq-NB4/s200/saint-just.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5338604949898153762" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un nouveau livre de Pierre Michon vient de paraître.&lt;br /&gt;C'est, à chaque fois, une grande joie, et une grande joie rare, car Michon publie peu.&lt;br /&gt;Voici quelqu'un qui occupe dans mon panthéon personnel une place pareille à celle de Gracq ou de Yourcenar, ni plus ni moins. Un auteur important, dont les livres m'ont profondément marquée.&lt;br /&gt;Je ne peux rien dire encore de ce livre-là, le tout dernier, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Onze, &lt;/span&gt;que je n'ai pas pu lire puisque quelqu'un que j'aime m'a promis de me l'offrir (attente, délicieuse épreuve&amp;nbsp;!)...&lt;br /&gt;Je sais déjà, toutefois, qu'il y est question d'un tableau imaginaire, d'un peintre imaginaire à qui l'on commande le portrait de groupe des onze membres du Comité de Salut public, ceci en pleine Terreur&amp;nbsp;: le portrait de Robespierre et des siens, donc.&lt;br /&gt;Ayant moi-même été fascinée durablement par la figure de Saint-Just, par ce mélange de charisme, de rigueur morale et d'absolue cruauté qui le caractérise à mes yeux (à tort ou à raison), j'ai été surprise de retrouver cette fascination chez deux de mes écrivains favoris, Yourcenar d'abord, et maintenant Michon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'elle évoque des faits empruntés à l'Histoire, des lieux et des paysages, certaines grandes figures de l'art ou de la littérature, ou encore le destin d'êtres "minuscules", l'œuvre de Michon excède toujours son sujet pour, inlassablement, parler  du rapport des hommes au désir, au pouvoir et à la gloire, à la figure du père, à Dieu... Mais comme il m'est difficile de développer plus avant tout commentaire sur une œuvre qui me touche trop profondément, j'ai résolu de laisser la parole à d'autres...&lt;br /&gt;Parole à Michon lui-même, d'abord, sur la littérature&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ce qui importe, c'est qu'avec le monde on fasse des pays et des langues, avec le chaos du sens, avec les prés des champs de bataille, avec nos actes des légendes et cette forme sophistiquée de la légende qu'est l'histoire, avec les noms communs du nom propre. Que les choses de l'été, l'amour, la foi et l'ardeur, gèlent pour finir dans l'hiver impeccable des livres. Et que pourtant dans cette glace un peu de vie reste prise, fraîche, garante de notre existence et de notre liberté.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le même, répondant aux questions de Didier Jacob (au sujet de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Onze&lt;/span&gt;) pour &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Nouvel Observateur&lt;/span&gt; n°2323, mai 2009 (extraits)&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ce qui exerce pour vous un très grand attrait, c’est aussi le sacré de la langue, qui n’a jamais été aussi fiévreuse que pendant cette période [la Révolution française].&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt; Ils étaient tous des écrivains en puissance. Ils avaient une vocation d’écrivain. Ils ont réintroduit sans nuance tout le discours romain politique, la grande rhétorique politique. Et il y avait une invention lexicale extraordinaire. Oui, ce furent de grands créateurs de langue. Ils ont élaboré une très forte langue de bois. Qui n’est pas née de rien. Elle vient des grands mystiques, Pascal, par exemple. Je pense à cette phrase de Saint-Just qui est une merveille : « Je méprise la poussière qui me compose et qui vous parle. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Langue de bois, langue de mort…&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Faite pour la mort. Tout comme dans la tragédie. À quoi sert le beau discours de Racine sinon pour introduire à la mort des protagonistes ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous les comprenez, ces membres du Comité ? Ces Onze, ces tueurs ?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Oui. Ce sont des gens qui s’adoraient et qui se flinguaient. Comme si la dernière amitié, c’était de s’envoyer à la guillotine. Robespierre était au même niveau que Danton, que Desmoulins. Robespierre a été témoin au mariage de Desmoulins. C’étaient des frères. Et l’entre-tuerie était d’autant plus forte qu’ils étaient frères. Ils étaient dans la démesure absolue, dans l’&lt;/span&gt;hybris&lt;span style="font-style:italic;"&gt; grecque. Ils étaient dans la transe, la transe du discours, chauffés à mort. La mort n’était plus qu’un accident. Oui, je les comprends, je les absous et je les admire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, en guise de clin d'œil, parole à Éric Chevillard qui, sur son &lt;a href="http://l-autofictif.over-blog.com/"&gt;blog&lt;/a&gt;, croque ironiquement Michon en quatre lignes, et en quatre lignes rend compte de la place à la fois centrale et excentrée (excentrique&amp;nbsp;?) qu'il occupe dans la littérature contemporaine (jeudi 7 mai 2009)&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pierre Michon que l’on aperçoit de loin en loin, ici ou là, éméché, cynique, en désordre comme un qui a sauté avec sa bombe, et qui tous les cinq ans publie un livre imparable où la littérature se refait une santé, revenue de ses errements dans les livres des autres, enfin débarrassée de ses casseroles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Portrait de Saint-Just, école française du XVIIIe siècle.)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-6458416281121532001?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2009/05/michon-terreur-et-tragedie.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/ShaI6rLSTyI/AAAAAAAAAUQ/H_lLYYq-NB4/s72-c/saint-just.png' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>5</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-4902458726866007532</guid><pubDate>Fri, 22 May 2009 06:30:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-05-21T23:36:55.386-07:00</atom:updated><title>De la douceur...</title><description>&lt;object width="250" height="213"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ZKhOs4mx_bY&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/ZKhOs4mx_bY&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="250" height="213"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Émotion et technologie, Renaissance et modernité, Music &amp; Macintosh&amp;nbsp;: j'adore :-)&lt;br /&gt;Fredo Viola, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Turn,&lt;/span&gt; live à La Cigale, avril 2009.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-4902458726866007532?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2009/05/de-la-douceur.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-5059323115209750295</guid><pubDate>Wed, 13 May 2009 04:31:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-05-13T11:33:46.940-07:00</atom:updated><title>L'épure et l'esprit</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SgpTvL8FbpI/AAAAAAAAATg/rZsBghIhE1Q/s1600-h/boheme.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SgpTvL8FbpI/AAAAAAAAATg/rZsBghIhE1Q/s200/boheme.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5335168778697535122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'aime les travaux de l'architecte anglais &lt;a href="http://www.johnpawson.com/"&gt;John Pawson&lt;/a&gt; depuis que j'ai découvert des images du monastère qu'il a réalisé à Novy Dvur (République tchèque) sur le modèle de l'abbaye du Thoronet.&lt;br /&gt;De fait, Pawson s'inscrit lui-même dans une tradition qui passe par l'Egypte ancienne, l'Antiquité grecque, l'idéal cistercien ou encore l'austérité des Shakers&amp;nbsp;: ainsi, qu'il réalise un lieu de prière comme ce fut le cas en Bohème, une boutique à New York pour Calvin Klein, une maison de famille en pleine forêt ou une résidence privée en bord de mer, on constate chez lui le même refus de l'ornement inutile, la même quête d'un équilibre entre beauté et fonction.&lt;br /&gt;Matériaux nobles et lignes pures, continuité et ouverture, suscitent un calme et une harmonie infiniment propices au recueillement.&lt;br /&gt;Ces jours-ci, je séjournerais volontiers dans l'un de ces refuges hautement spirituels conçus par John Pawson&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SgpT6lNEsrI/AAAAAAAAATo/Czo3Ne4PTjo/s1600-h/merdunord2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 170px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SgpT6lNEsrI/AAAAAAAAATo/Czo3Ne4PTjo/s320/merdunord2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5335168974458237618" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SgpUF3AtIfI/AAAAAAAAATw/zI4V10EvLf0/s1600-h/merdunord.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SgpUF3AtIfI/AAAAAAAAATw/zI4V10EvLf0/s320/merdunord.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5335169168216760818" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SgpUfEi3qfI/AAAAAAAAAUA/twhYfE0E0K8/s1600-h/boheme2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SgpUfEi3qfI/AAAAAAAAAUA/twhYfE0E0K8/s320/boheme2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5335169601346447858" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-5059323115209750295?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2009/05/lepure-et-lesprit.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SgpTvL8FbpI/AAAAAAAAATg/rZsBghIhE1Q/s72-c/boheme.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-910879157159870005</guid><pubDate>Tue, 14 Apr 2009 19:23:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-04-14T12:36:12.390-07:00</atom:updated><title>Quelques pas dans le Journal de K</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SeTlqHtTShI/AAAAAAAAATY/xqrbcqtusvo/s1600-h/kafka.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 130px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SeTlqHtTShI/AAAAAAAAATY/xqrbcqtusvo/s200/kafka.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5324633171245091346" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Étrange état de l'âme au retour des vacances&amp;nbsp;: plusieurs soirs de suite, tous les livres me tombent des mains. Découragée, je choisis finalement de me promener au hasard dans le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Journal&lt;/span&gt; de Kafka, et quelques phrases, belles et simples, ont enfin la force de me retenir, de me remuer&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quand je dis quelque chose, cette chose perd immédiatement et définitivement son importance, quand je la note, elle la perd toujours aussi, mais en gagne parfois une autre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;(3 juillet 1913)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;L'effet produit par un visage paisible, par des propos calmes, surtout quand ils viennent d'une personne étrangère que l'on n'a pas encore pénétrée. La voix de Dieu sortant d'une bouche humaine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;(20 décembre 1913)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Allez, ouvre-toi. Que l'être humain sorte.&lt;br /&gt;Aspire l'air et le silence.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;(13 juillet 1916)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup d'autres choses, beaucoup plus douloureuses, sur lesquelles je n'ai pas eu le désir de m'attarder.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-910879157159870005?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2009/04/quelques-pas-dans-le-journal-de-k.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SeTlqHtTShI/AAAAAAAAATY/xqrbcqtusvo/s72-c/kafka.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-8628864586798785845</guid><pubDate>Sun, 05 Apr 2009 08:55:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-04-05T02:37:04.111-07:00</atom:updated><title>Des livres au bord de l'eau</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/Sdh4AKBNBhI/AAAAAAAAATQ/GaxnN_lve3M/s1600-h/banyuls.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 150px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/Sdh4AKBNBhI/AAAAAAAAATQ/GaxnN_lve3M/s200/banyuls.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321134903822976530" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'année dernière, je suis littéralement tombée amoureuse de Banyuls. D'une petite maison blanche au charme bohème, posée sur un rocher au bord de la Méditerranée, où l'on a eu la gentillesse de m'accueillir, et encore, cette année... Une semaine à contempler la mer, dormir, traîner, rêvasser, sans connexion Internet et en bonne compagnie&amp;nbsp;: j'emmène &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Dernier Veilleur de Bretagne, &lt;/span&gt;de Philippe Le Guillou (sur ses rencontres avec Julien Gracq à Saint-Florent-le-Vieil), cadeau de S., et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L'Art du roman&lt;/span&gt; de Virginia Woolf, offert par A.&lt;br /&gt;De Virginia, j'ai déjà lu quelques pages, et voici un passage qui m'a fait sourire tout en me donnant à penser&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;La plupart des romanciers ont fait cette expérience. Quelque Brown, ou Smith, ou Jones leur apparaît et dit de la façon la plus séduisante, la plus charmante du monde&amp;nbsp;: "Attrape-moi si tu peux." Conduits par ce feu follet, ils pataugent de volume en volume, passent les plus belles années de leur vie à cette poursuite et reçoivent en général très peu d'argent en échange. Bien peu attrapent le fantôme&amp;nbsp;; la plupart d'entre eux doivent se contenter d'un lambeau de sa robe ou d'une mèche de ses cheveux.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Est-ce une manière de dire l'illusion d'altérité que suscite le personnage de roman chez la personne qu'on croirait la moins réceptive à l'illusion romanesque, c'est-à-dire le romancier lui-même ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, j'oubliais la parfaite bande-son des vacances, Lay your Head Down (in my Arms) de Keren Ann...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="250" height="213"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/91g9xqh4qU0&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/91g9xqh4qU0&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="250" height="213"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-8628864586798785845?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2009/04/des-livres-au-bord-de-leau.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/Sdh4AKBNBhI/AAAAAAAAATQ/GaxnN_lve3M/s72-c/banyuls.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>4</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-4225201084334171459</guid><pubDate>Mon, 30 Mar 2009 05:51:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-03-29T22:54:00.681-07:00</atom:updated><title>J'ai aimé un cheval...</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SdBeA0KcUII/AAAAAAAAATI/2vb8k9GBpPk/s1600-h/chevalgris.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 164px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SdBeA0KcUII/AAAAAAAAATI/2vb8k9GBpPk/s200/chevalgris.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318854528020009090" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ce poème est de Saint-John Perse (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Éloges,&lt;/span&gt; 1908) et je le pose ici pour Charlotte Bousquet, elle-même cavalière et poétesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;J'ai aimé un cheval — qui était-ce ? — il m'a bien regardé de face, sous ses mèches.&lt;br /&gt;Les trous vivants de ses narines étaient deux choses belles à voir — avec ce trou vivant qui gonfle au-dessus de chaque œil.&lt;br /&gt;Quand il avait couru, il suait : c'est briller ! — et j'ai pressé des lunes à ses flancs sous mes genoux d'enfant...&lt;br /&gt;J'ai aimé un cheval — qui était-ce ? — et parfois (car une bête sait mieux quelles forces nous vantent)&lt;br /&gt;il levait à ses dieux une tête d'airain : soufflante, sillonnée d'un pétiole de veines.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;("Cheval gris", Théodore Géricault.)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-4225201084334171459?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2009/03/jai-aime-un-cheval_29.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SdBeA0KcUII/AAAAAAAAATI/2vb8k9GBpPk/s72-c/chevalgris.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>5</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-7554609648398274311</guid><pubDate>Sun, 29 Mar 2009 11:30:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-03-30T13:27:38.215-07:00</atom:updated><title>In the Mood for Love...</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/Sc9fApu4KDI/AAAAAAAAASw/rU_RoBmXQo8/s1600-h/in_the_mood_for_love1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 96px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/Sc9fApu4KDI/AAAAAAAAASw/rU_RoBmXQo8/s200/in_the_mood_for_love1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318574149754955826" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tout est dans le titre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, je me demande si des ralentis langoureux, des frôlements, des regards et des silences, si des acteurs magnifiques magnifiquement éclairés, une musique lancinante et de vertigineux plans fixes suffisent à faire un film. À cause de ce film-là, je suis tentée de répondre&amp;nbsp;: oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plus belle séquence, c'est peut-être la dernière, où un homme confie à la pierre d'un temple le secret de sa vie, sous le regard d'un enfant-moine...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="250" height="213"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/nWbUEB60F4I&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/nWbUEB60F4I&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="250" height="213"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je corrige &lt;span style="font-style:italic;"&gt;a posteriori&lt;/span&gt; mon commentaire qui prête au malentendu&amp;nbsp;: &lt;span style="font-style:italic;"&gt;In the Mood for Love &lt;/span&gt;n'est certainement pas, comme je semble le suggérer, un film simplement esthétisant, c'est une histoire très belle, mais dont les principaux événements sont savamment occultés, relégués dans le silence, hors champ, "en creux"... Peut-être Wong Kar Wai souhaite-t-il nous rappeler que l'essentiel d'une histoire n'est pas dans les faits eux-mêmes, mais dans ces imperceptibles déflagrations qu'ils suscitent en chaque être sensible&amp;nbsp;?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-7554609648398274311?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2009/03/in-mood-for-love.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/Sc9fApu4KDI/AAAAAAAAASw/rU_RoBmXQo8/s72-c/in_the_mood_for_love1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-8519102145964435555</guid><pubDate>Sun, 29 Mar 2009 10:41:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-03-29T04:29:50.831-07:00</atom:updated><title>Parution de l'anthologie « L »</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/Sc9bqbmz78I/AAAAAAAAASY/DteeuGglwmI/s1600-h/couv-L.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 123px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/Sc9bqbmz78I/AAAAAAAAASY/DteeuGglwmI/s200/couv-L.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318570469471023042" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'anthologie « L » dirigée par Charlotte Bousquet dans la collection Pueblos est actuellement en souscription sur le site de &lt;a href="http://www.cds-editions.com/collection-pueblos.htm"&gt;CDS Éditions&lt;/a&gt;. Elle réunit des textes réalistes, merveilleux ou fantastiques évoquant la condition des femmes, d'Orient en Occident, de passé mythique en présent à vif. J'ai eu la chance de la lire en avant-première pour en rédiger la préface, ce qui m'a permis de retrouver avec plaisir quelques voix familières (Lucie Chenu, Estelle Valls de Gomis, Justine Niogret, Nathalie Dau...), mais surtout de découvrir certains auteurs que je ne connaissais pas, et parmi lesquels M.B. Cras et Jean-Michel Calvez m'ont particulièrement touchée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Là-bas. En enfer. On Hell. &lt;br /&gt;Trahies, asservies, meurtries. &lt;br /&gt;On leur a brisé les ailes. &lt;br /&gt;Là-bas. En enfer. On Hell. &lt;br /&gt;Pas si loin d’ici. Tout près, parfois. Si près. &lt;br /&gt;Entravées. Mutilées. Violées. &lt;br /&gt;On leur a volé leur vie.&lt;br /&gt;Des ailes. Pour Elles. On Hell. &lt;br /&gt;Pour qu’elles s’enfuient. Pour qu’elles s’envolent. Pour qu’elles soient libres. &lt;br /&gt;Enfin.&lt;br /&gt;« L ». Elle(s). Hell. Aile(s). Trois mots contenus dans une simple lettre. Trois mots pour signifier l’horreur, le combat, la liberté, l’indépendance, aussi. Trois mots, une infinité d’univers, d’histoires et de contes sur les femmes, pour les femmes…&lt;br /&gt;« L » - « L » comme liberté, lumière et lyrisme ; « L » comme louve, lune et Leto…&lt;br /&gt;« L », premier ouvrage de la collection Pueblos, parution en avril 2009.&lt;br /&gt;Droits reversés à&amp;nbsp;: Association Aurore - La maison Cœur de femmes.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-8519102145964435555?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2009/03/parution-de-lanthologie-l.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/Sc9bqbmz78I/AAAAAAAAASY/DteeuGglwmI/s72-c/couv-L.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-8548873003554121681</guid><pubDate>Sun, 15 Feb 2009 13:40:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-03-08T13:15:57.325-07:00</atom:updated><title>Ces jours-ci, je repense à Pompéi...</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SZh3bcKNT2I/AAAAAAAAARo/jHb-m-ZWdEA/s1600-h/pompei1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SZh3bcKNT2I/AAAAAAAAARo/jHb-m-ZWdEA/s400/pompei1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303119874527940450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Au printemps dernier, visite de Pompéi déserte et silencieuse, à la fin du jour.&lt;br /&gt;La cité, calme jusqu'au vertige, s'ouvrait devant nos pas.&lt;br /&gt;Il fallait écouter, de l’oreille bien sûr, et du plat de la main, et de la pulpe des doigts, et du regard... de tout son être&amp;nbsp;: écouter.&lt;br /&gt;Alors les pierres les plus humbles racontaient.&lt;br /&gt;Et les Morts existaient d'un plus grand poids que nous, les Vivants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ville est maintenant à l’intérieur de moi, et quelque chose de moi est resté entre ses murs&amp;nbsp;: l’une l’autre, de la façon la plus infime, nous nous sommes changées.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-8548873003554121681?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2009/02/ces-jours-ci-je-pense-pompei.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SZh3bcKNT2I/AAAAAAAAARo/jHb-m-ZWdEA/s72-c/pompei1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-1700664490547265527</guid><pubDate>Wed, 11 Feb 2009 19:18:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-02-11T11:51:15.751-08:00</atom:updated><title>Résidences secondaires : mer et forêt...</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SZMqn1BludI/AAAAAAAAAQw/wvtGAKFfS14/s1600-h/Turner_fighting_temeraire.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 148px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SZMqn1BludI/AAAAAAAAAQw/wvtGAKFfS14/s200/Turner_fighting_temeraire.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5301628050082216402" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En feuilletant&lt;span style="font-style:italic;"&gt; Lettrines,&lt;/span&gt; je suis retombée sur la fiche signalétique des personnages de Gracq, établie par lui-même... Je ne l'avais pas relue depuis longtemps, et c'est toujours la même jubilation&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Epoque : quaternaire récent.&lt;br /&gt;Lieu de naissance : non précisé.&lt;br /&gt;Date de naissance : inconnue.&lt;br /&gt;Nationalité : frontalière.&lt;br /&gt;Parents : éloignés.&lt;br /&gt;Etat civil : célibataire.&lt;br /&gt;Enfants à charge : néant.&lt;br /&gt;Profession : sans.&lt;br /&gt;Activités : en vacances.&lt;br /&gt;Situation militaire : marginale.&lt;br /&gt;Moyens d’existence : hypothétiques.&lt;br /&gt;Domicile : n’habitent jamais chez eux.&lt;br /&gt;Résidences secondaires : mer et forêt.&lt;br /&gt;Voiture : modèle à propulsion secrète.&lt;br /&gt;Yacht : gondole, ou canonnière.&lt;br /&gt;Sports pratiqués : rêve éveillé – noctambulisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui ne voudrait être, qui ne voudrait vivre, ainsi&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;(The Fighting Temeraire, W. Turner, 1839, London, National Gallery.)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-1700664490547265527?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2009/02/residences-secondaires-mer-et-foret.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SZMqn1BludI/AAAAAAAAAQw/wvtGAKFfS14/s72-c/Turner_fighting_temeraire.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-1339947059985430197</guid><pubDate>Thu, 29 Jan 2009 19:32:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-02-15T06:18:01.209-08:00</atom:updated><title>The Hours</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SYIHA4yF64I/AAAAAAAAAQo/oCj7X0Qb2Yg/s1600-h/nicolekidman.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 159px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SYIHA4yF64I/AAAAAAAAAQo/oCj7X0Qb2Yg/s200/nicolekidman.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5296803823565007746" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Plus une œuvre m’a touchée, plus il m’est difficile d’en parler.&lt;br /&gt;Ce film-là est le seul qui m'ait jamais arraché des sanglots&amp;nbsp;: on imagine à quel point il m'a été difficile de rédiger ce qui suit, et combien j'en suis mécontente, l'essentiel m'ayant évidemment échappé&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Hours,&lt;/span&gt; c’est un long-métrage réalisé par un homme, Stephen Daldry, à partir du roman d’un autre homme, Michael Cunningham, et qui évoque les femmes, leur façon d’être au monde, de la manière la plus juste et la plus sensible.&lt;br /&gt;C’est une rêverie autour de la féminité, de la maternité, de la création littéraire, de la mort, à partir d’un chef d’œuvre de la littérature, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Mrs Dalloway.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;C’est un récit qui entremêle la vie de Virginia Woolf elle-même (Nicole Kidman), saisie au moment de la rédaction de son roman, le destin de Laura Brown (Julianne Moore), une jeune mère de famille qui, dans les années 50, lit ce même roman, et l’existence, enfin, de Clarissa Vaughan (Meryl Streep), éditrice à New York en 2001, incarnation moderne de Mrs Dalloway.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un film où les poètes choisissent la mort pour que d’autres vivent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a parfois dit de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Hours&lt;/span&gt; qu’il s’agissait d’un film d’actrices&amp;nbsp;: les acteurs y sont pourtant bouleversants (Ed Harris en tête, qui interprète l’écrivain Richard Brown) au point de faire voler en éclat l’idée même de «&amp;nbsp;rôle secondaire&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;Est-ce un chef d’œuvre, un bon film, ou simplement un film honnête&amp;nbsp;? Je n’en sais rien, et ça m’est parfaitement égal&amp;nbsp;: pour moi l’émotion suscitée dépasse tout, et rend inopérants les outils habituels du commentaire esthétique/cinématographique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai toujours pas découvert si c'est en tant que femme ou en tant qu'auteur que j'ai été le plus bouleversée par ce film. Quoi qu'il en soit, j'ai envie de citer quelques mots, que prononce Richard Brown au sujet de sa propre création&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"I wanted to write about it all.&lt;br /&gt;Everything that happens in a moment.&lt;br /&gt;The way the flowers look when you carry them in your arms.&lt;br /&gt;This towel - how it smells, how it feels...&lt;br /&gt;its thread.&lt;br /&gt;All our feelings - yours and mine.&lt;br /&gt;The history of it.&lt;br /&gt;Who we once were.&lt;br /&gt;Everything in the world.&lt;br /&gt;Everything all mixed up.&lt;br /&gt;Like it's all mixed up now.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;And I failed.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I failed.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;No matter what you start up with, it ends up being so much less."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-1339947059985430197?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2009/01/hours.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SYIHA4yF64I/AAAAAAAAAQo/oCj7X0Qb2Yg/s72-c/nicolekidman.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>6</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-5013928138453328259</guid><pubDate>Wed, 28 Jan 2009 18:49:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-08T02:33:50.424-07:00</atom:updated><title>The Dancer</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SYCpsan7kgI/AAAAAAAAAQg/PT1SfGlGZhg/s1600-h/PJ_Harvey_2007.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 132px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SYCpsan7kgI/AAAAAAAAAQg/PT1SfGlGZhg/s200/PJ_Harvey_2007.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5296419742313845250" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Comment bien débuter cette année, sinon par la musique&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains morceaux ont traversé une décennie ou deux avec moi, intacts, intemporels, impeccables. "The Dancer" est de ceux-là...&lt;br&gt;Je voudrais le dédier à quelques belles rencontres, datant de ces dernières années ou de ces derniers mois, et qui me donnent envie de dire&amp;nbsp;: merci à vous d'exister...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;He came riding fast like a phoenix out of fire flames&lt;br /&gt;He came dressed in black with a cross bearing my name&lt;br /&gt;He came bathed in light and the splendor and glory&lt;br /&gt;I can't believe what the lord has finally sent me&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;He said dance for me, fanciulla gentile&lt;br /&gt;He said laugh awhile, I can make your heart feel&lt;br /&gt;He said fly with me, touch the face of the true God&lt;br /&gt;And then cry with joy at the depth of my love&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;'Cause I've prayed days, I've prayed nights&lt;br /&gt;For the lord just to send me home some sign&lt;br /&gt;I've looked long, I've looked far&lt;br /&gt;To bring peace to my black and empty heart&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;My love will stay 'till the river bed run dry&lt;br /&gt;And my love lasts long as the sunshine blue sky&lt;br /&gt;I love him longer as each damn day goes&lt;br /&gt;The man is gone and heaven only knows&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;'Cause I've cried days, I've cried nights&lt;br /&gt;For the lord just to send me home some sign&lt;br /&gt;Is he near ? is he far ?&lt;br /&gt;Bring peace to my black and empty heart&lt;br /&gt;So long day, so long night&lt;br /&gt;Oh Lord, be near me tonight&lt;br /&gt;Is he near ? is he far ?&lt;br /&gt;Bring peace to my black and empty heart.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Polly Jean Harvey, "The Dancer", in &lt;span style="font-style:italic;"&gt;To Bring You My Love&lt;/span&gt;, 1995.&lt;br /&gt;Cette fille n'est pas de ce monde&amp;nbsp;: une fée, certainement... même si elle ressemble plutôt à une belle sorcière&amp;nbsp;!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-5013928138453328259?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2009/01/dancer.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SYCpsan7kgI/AAAAAAAAAQg/PT1SfGlGZhg/s72-c/PJ_Harvey_2007.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-36976698871633170</guid><pubDate>Wed, 10 Dec 2008 12:05:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-03-14T09:59:31.819-07:00</atom:updated><title>All is full of love...</title><description>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/ST-0EU4snbI/AAAAAAAAAMo/X9WJdavGUFI/s1600-h/aurore_boreale.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/ST-0EU4snbI/AAAAAAAAAMo/X9WJdavGUFI/s200/aurore_boreale.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5278135274720501170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L’amour déborde : c’est apparemment dans sa nature. J’en ai fait l’expérience, et Christiane Singer me le confirme avec des mots justes et… oui, lumineux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aider, épargner, ou sauver autrui tout en faisant en sorte qu’il n’en sache rien : c’est ce que fait Arthur dans « Le Roi d’Avalon », ou Cai dans « Nul ne revient… » Plus modestement, j’ai donné un ticket restaurant à une vieille dame, dans la rue, en lui faisant croire qu’elle venait de le laisser tomber ou, du moins, que j’en étais convaincue. Je ne suis pas peu fière de cette ruse de sioux !&lt;br /&gt;Bien sûr d'autres ont fait cela pour moi, aussi&amp;nbsp;: pas plus tard que cet été, un voyage en Italie était un cadeau offert presque négligemment mais secrètement destiné à me sauver la vie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit plaisir linguistique du moment : depuis quelques semaines, tout (et surtout n’importe quoi) est pour moi « abyssal » quand il n’est pas «&amp;nbsp;cosmique&amp;nbsp;». Exemple d’une conversation ordinaire en cette fin d’année 2008 : « On est tombés nez à nez au coin de la rue, je t’assure, c’était vraiment cosmique. » Ou encore : « Alors là, franchement, permets-moi de te dire que j’ai comme un doute abyssal ! » Certains mots sont des friandises dont on se régale : ceux-là, les prononcer suffit à me faire sourire !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-36976698871633170?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2008/12/amour-universel-plaisir-cosmique.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/ST-0EU4snbI/AAAAAAAAAMo/X9WJdavGUFI/s72-c/aurore_boreale.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-6309080944723367786</guid><pubDate>Wed, 10 Dec 2008 11:54:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-03-14T10:00:40.894-07:00</atom:updated><title>De l’obscur, de la clarté et des masques en littérature</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SZghPwhnAoI/AAAAAAAAAQ4/7frtiJqAIJI/s1600-h/Lippi.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 160px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SZghPwhnAoI/AAAAAAAAAQ4/7frtiJqAIJI/s200/Lippi.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303025115836383874" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tentation de la lumière : après toutes ces années à aduler l’obscur, le sombre, le ténébreux, me prend petit à petit une surprenante attirance pour la clarté –  calme et plénitude, sérénité. À condition, bien sûr, que cette clarté soit de haute lutte conquise sur l’ombre, et toujours cernée, menacée par elle – sinon à quoi bon ? C’est une aube, pourtant, plutôt qu’un crépuscule.&lt;br /&gt;J’attends avec curiosité de constater l’incidence que pourrait avoir ce changement d’« éclairage » sur mes textes à venir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. est une lectrice rare&amp;nbsp;: elle essaie tout simplement de me hisser à ma propre hauteur. Sa rigueur pallie la mienne, souvent défaillante, sa lucidité mon aveuglement devant mes propres textes. Je ne suis pas sûre de mériter la chance d’avoir une lectrice pareille !&lt;br /&gt;Grâce à ses commentaires sur « Le Roi d’Avalon », j’ai pris pleinement conscience d’une chose déjà pressentie : trop souvent, je me plais à dissimuler sous des oripeaux tapageurs le véritable propos de mes textes. Quelque chose en moi (par quelque pudeur mal venue ?) conspire à n’exhiber que de l’anecdotique : dans mes récits, le sens avance masqué.&lt;br /&gt;On m’objectera que la littérature tout entière est un jeu de masques : certes oui, mais un jeu qui, dans un double mouvement, dissimule et révèle le sens. Or moi, il me semble que je multiplie les gesticulations, ou les tours de passe-passe, comme pour empêcher l’émergence de quelque horrible secret (cela émerge pourtant, irrésistiblement, mais en creux, pour ainsi dire : fait ténu et quasi miraculeux qui ne me doit rien… et sauve peut-être mes textes d’une totale inanité).&lt;br /&gt;Ainsi, le respect des codes de la littérature de genre (fantastique ou merveilleux) est pour moi une ruse, destinée, d’une part, à dissimuler la nature essentiellement intime de mon propos et, d’autre part, à esquiver la liberté effrayante et l’écrasant prestige de ce que ce l’on nomme (horriblement) la littérature générale.&lt;br /&gt;Ces observations me font sérieusement penser que ma pratique de l’écriture se situe au stade (indéfinissable) qui précède la littérature, plutôt que dans la littérature elle-même.&lt;br /&gt;Conclusion de tout cela : il me faut maintenant trouver une nouvelle discipline pour aller contre ma tendance naturelle, instinctive, animale, au &lt;em&gt;secret,&lt;/em&gt; à la &lt;em&gt;dissimulation.&lt;/em&gt; Plusieurs textes anciens pourraient avantageusement lui être soumis : « Avalon », donc, « La Rivière », mais aussi mon tout récent « Richard Cœur de Lion »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;(Allégorie de la simulation, L. Lippi, v. 1640, musée des Beaux-Arts d'Angers.)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-6309080944723367786?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2008/12/de-lobscur-de-la-clart-et-des-masques.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SZghPwhnAoI/AAAAAAAAAQ4/7frtiJqAIJI/s72-c/Lippi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-6394940434997392349</guid><pubDate>Fri, 28 Nov 2008 14:42:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-02-15T07:01:55.287-08:00</atom:updated><title>It's Friday...</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SZguI_d-aNI/AAAAAAAAARY/K9-PFHc-n-Y/s1600-h/mt.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 140px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SZguI_d-aNI/AAAAAAAAARY/K9-PFHc-n-Y/s200/mt.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303039293239748818" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br&gt;D’où me vient la tendresse&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;J’ai caressé d’autres boucles&lt;br /&gt;Et j’ai connu des lèvres&lt;br /&gt;Plus sombres que les tiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les étoiles s’allumaient et mouraient&lt;br /&gt;(D’où me vient la tendresse&amp;nbsp;?)&lt;br /&gt;Et les yeux s’allumaient et mouraient&lt;br /&gt;Plongés dans mon regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai entendu d’autres chants&lt;br /&gt;Dans la nuit sombre et noire&lt;br /&gt;(D’où me vient la tendresse&amp;nbsp;?)&amp;nbsp;—&lt;br /&gt;La tête sur le cœur du chanteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’où me vient la tendresse&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;Et que puis-je en faire, adolescent&lt;br /&gt;Malicieux, chanteur vagabond,&lt;br /&gt;Aux cils plus longs que longs&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Marina Tsvétaïéva, 18 février 1916.&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-6394940434997392349?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2008/11/its-friday.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SZguI_d-aNI/AAAAAAAAARY/K9-PFHc-n-Y/s72-c/mt.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-4214006260722204620</guid><pubDate>Mon, 24 Nov 2008 07:20:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-11-28T07:09:08.642-08:00</atom:updated><title>Chamanisme et cri mystique</title><description>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/STAJj2w0qYI/AAAAAAAAAMg/dqY79HrzVWo/s1600-h/Jankounen.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 123px; height: 86px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/STAJj2w0qYI/AAAAAAAAAMg/dqY79HrzVWo/s200/Jankounen.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5273725675251214722" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je pensais tout le mal possible de Jan Kounen, à cause de la réputation de &lt;em&gt;Dobermann &lt;/em&gt;(celle d’un film «&amp;nbsp;mode&amp;nbsp;», à la violence esthétisante et gratuite) que je n’avais pas même vu. Je savais vaguement, à cause d’un long-métrage plus récent, &lt;em&gt;Blueberry&lt;/em&gt; (pas vu non plus), que son itinéraire personnel était passé par le chamanisme. Je n’avais pas imaginé qu’il avait fait, une année durant, des expériences répétées d’états de conscience modifiés, guidé par un chamane shipibo, Questembetsa, au Pérou.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;D'Autres Mondes,&lt;/em&gt; le film qu’il a tiré de cette année est moins un documentaire sur les pratiques chamaniques (à ce titre, il serait décevant) que le récit d’une expérience intime, extrême et fondatrice –&amp;nbsp;récit dont la sincérité m’a profondément émue (par le biais de cette expérience, explique notamment Kounen, «&amp;nbsp;j’ai réalisé que je n’avais jamais habité mon corps et que je n’étais jamais sorti de l’enfance&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: je cite de mémoire, et ceux qui me connaissent saisiront à quel point cette phrase a pu m’interpeller&amp;nbsp;! il parle aussi de traversée du miroir et d'expérience de proximité avec la mort).&lt;br /&gt;L’Ayahuasca aux propriétés hallucinogènes, a permis au réalisateur d’explorer de nouveaux territoires intérieurs, d’affronter ses peurs, de faire voler en éclats ses anciens repères, ses fausses certitudes, et de se restructurer d’une façon nouvelle : événement d’une beauté et d’une violence similaires à celles d’un nouvel engendrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un des intervenants interrogés dans le documentaire de Jan Kounen souligne à quel point l’Occident rationaliste dénigre ces pratiques magiques. Force est de reconnaître que, par bien des aspects, je suis moi-même extrêmement occidentale et rationaliste (mais je me soigne)&amp;nbsp;: rien ne me fait davantage peur que les êtres désertés par la raison (c'est «&amp;nbsp;le sommeil de la raison engendre des monstres&amp;nbsp;» de Goya), et je me fais peur aussi quand je sens en moi-même passer «&amp;nbsp;l’aile de la folie&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Cependant cette peur cohabite chez moi (me semble-t-il) avec une forte curiosité pour l’invisible, un goût prononcé pour les monstres, et l’indéniable tentation des gouffres.&lt;br /&gt;Le même intervenant (il me semble que c’est le même) souligne également combien, en s’organisant au fil du temps, les Églises, elles aussi, se sont éloignées de telles pratiques «&amp;nbsp;magiques&amp;nbsp;». Effectivement, pour ce qui concerne la chrétienté, quand on considère les expériences mystiques des origines, ou celles du Moyen Âge (tous ces cris, ces pâmoisons, ces spasmes, ces extases, ces larmes, ces agonies&amp;nbsp;!), on se demande comment on a pu en arriver à des manifestations de foi aussi tièdes et policées que celles d’aujourd’hui (cette réflexion ne me vient pas par hasard : il se trouve que je suis en train de relire d’anciennes notes consacrées au « cri mystique » au Moyen Âge, mais j’en reparlerai sans doute ici)…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-4214006260722204620?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2008/11/chamanisme-et-cri-mystique.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/STAJj2w0qYI/AAAAAAAAAMg/dqY79HrzVWo/s72-c/Jankounen.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-1781114416936223780</guid><pubDate>Wed, 19 Nov 2008 23:07:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-11-19T15:33:28.754-08:00</atom:updated><title>Le Goût de l'Autre</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SSSfsRKAxsI/AAAAAAAAAMY/57CycljajH0/s1600-h/gout_autre_4.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 151px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SSSfsRKAxsI/AAAAAAAAAMY/57CycljajH0/s200/gout_autre_4.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5270513046798780098" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Puisque ce blog devient coutumier des embardées extra-littéraires, autant me faire plaisir et présenter ici une belle initiative de mon amie Nathalie&amp;nbsp;: Nathalie est bénévole depuis des années au sein d'une association qui vient en aide aux migrants, à tous les migrants, quel que soit leur statut administratif.&lt;br /&gt;Depuis longtemps, elle songeait à un projet qui lui permettrait de concilier cette activité avec son goût et son talent pour la cuisine&amp;nbsp;: ce projet vient de voir le jour, il s'intitule Le Goût de l'Autre.&lt;br /&gt;Il s'agit d'une rencontre mensuelle, autour d'un repas préparé à quatre mains, entre migrants et "français"&amp;nbsp;: rencontre rare, parfois impossible, entre des personnes qui vivent côte à côte mais non ensemble. À chaque repas, un "cuisinier" propose un menu de son pays d'origine, et Nathalie l'aide aux fourneaux. Le repas est pris dans une salle gracieusement prêtée par la municipalité du 4e arrondissement à Paris.&lt;br /&gt;Il me semble important de soutenir des initiatives de cette sorte, car je vois mal comment nous pourrions collectivement améliorer les conditions de vie des êtres humains sur cette planète si nous restons figés dans nos certitudes, engoncés dans nos peurs et barricadés entre nos frontières (si quelqu'un a déjà vu quelque chose de bon sortir de pareils choix politiques et sociaux, qu'il se signale, ça m'intéresse&amp;nbsp;!).&lt;br /&gt;Et voici le &lt;a href="http://lgdla.blogspot.com/"&gt;lien&lt;/a&gt; pour découvrir le blog du Goût de l'Autre, les photos du tout premier repas et la marche à suivre si vous souhaitez y participer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-1781114416936223780?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2008/11/le-got-de-lautre.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SSSfsRKAxsI/AAAAAAAAAMY/57CycljajH0/s72-c/gout_autre_4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-4096572330039218924</guid><pubDate>Thu, 13 Nov 2008 19:50:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-03-14T10:01:37.104-07:00</atom:updated><title>Fêtes secrètes</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SRyoWpSESUI/AAAAAAAAAMQ/QZFQ_3p_34o/s1600-h/Eyes_Wide_Shut.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 109px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SRyoWpSESUI/AAAAAAAAAMQ/QZFQ_3p_34o/s200/Eyes_Wide_Shut.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5268270771108858178" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Grand Meaulnes,&lt;/span&gt; je gardais bizarrement, depuis mon adolescence, le souvenir d'un sous-bois détrempé, d'une allée rectiligne jonchée de feuilles mortes&amp;nbsp;: l'arbitraire de la mémoire&amp;nbsp;!  Ceci alors que ce qui aurait dû me rester c'est, bien sûr, l'atmosphère incomparable de cette fête à laquelle Meaulnes assiste en clandestin, mélange de folie dispendieuse et de dénuement, de joie enfantine et de toute la tristesse des choses qui finissent.&lt;br /&gt;Ce thème de la fête secrète, où survient un visiteur candide (celui qui ne connaît pas les codes et avance en intrus avec, au ventre, la crainte d'être démasqué parmi les masques), je le retrouve dans un film qui m'a fait une très forte impression, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Eyes Wide Shut,&lt;/span&gt; de Kubrick&amp;nbsp;: bien sûr, la rêverie amoureuse de Meaulnes autour de la personne d'Yvonne et les fantasmes qui hantent Bill Harford, interprété par Tom Cruise, ont peu à voir. Toutefois, l'amour chez l'un et le désir chez l'autre tiennent toute leur vigueur, me semble-t-il, du cadre fascinant et dangereux que leur offrent ces fêtes l'une et l'autre extrêmement codifiées (Meaulnes est confronté aux règles surprenantes empruntées aux jeux de l'enfance, Harford à des rituels pseudo-religieux détournés à des fins érotiques).&lt;br /&gt;En discutant avec M., j'ai pris conscience que la posture du "candide" peut susciter un malaise proche de l'angoisse&amp;nbsp;: elle n'a pas pu regarder &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Eyes Wide Shut &lt;/span&gt;jusqu'à son terme. Chez moi,  l'angoisse est là, mais le plaisir aussi, ces fêtes offrant à mon esprit une représentation étrangement distanciée de mes désirs et de mes peurs, en égale proportion.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-4096572330039218924?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2008/11/ftes-secrtes.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SRyoWpSESUI/AAAAAAAAAMQ/QZFQ_3p_34o/s72-c/Eyes_Wide_Shut.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>5</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-3584901816311731441</guid><pubDate>Wed, 05 Nov 2008 05:17:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-11-05T10:57:18.822-08:00</atom:updated><title>Les temps changent...</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SRHsiLTINZI/AAAAAAAAAMA/R_WmvMqgv_U/s1600-h/david_choe_hope.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 150px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SRHsiLTINZI/AAAAAAAAAMA/R_WmvMqgv_U/s200/david_choe_hope.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5265249511265547666" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et alors que l'espoir semblait s'éloigner du monde, Les États-Unis, dont nous n'attendions plus grand-chose, nous donnent une sacrée leçon.&lt;br /&gt;La politique menée par Obama, figure assez stupéfiante par son mélange d'idéalisme et de réalisme, ne sera peut-être pas radicalement différente de celle qu'aurait menée un autre Démocrate&amp;nbsp;; mais le symbole, le message que ce pays envoie au monde en élisant cet homme, avec sa couleur et son histoire, change déjà la donne.&lt;br /&gt;Voyons, maintenant...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-3584901816311731441?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2008/11/obama-4-president.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SRHsiLTINZI/AAAAAAAAAMA/R_WmvMqgv_U/s72-c/david_choe_hope.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-1345049791824250992</guid><pubDate>Sun, 02 Nov 2008 07:49:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-11-02T01:37:25.334-07:00</atom:updated><title>Rome, encore</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SQ1jEqb5OdI/AAAAAAAAALg/MjFveiBOfVA/s1600-h/markantony.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 125px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SQ1jEqb5OdI/AAAAAAAAALg/MjFveiBOfVA/s200/markantony.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5263972471227890130" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je m'étais promis de ne parler ici que de littérature, et je ne m'y tiens pas. Mais c'est sans regret&amp;nbsp;: en vérité, tout ce qui me fait vibrer nourrit ce que je suis, ce que j'écris, et trouve donc une place légitime ici.&lt;br /&gt;Ainsi donc je ne résiste plus à la tentation de dire un mot de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;a href="http://www.hbo.com/rome/"&gt;Rome&lt;/a&gt;,&lt;/span&gt; la série en deux saisons (malheureusement pas davantage) produite par HBO et qui évoque la fin de la République et le début de l'Empire. Il y a chez les Anglo-saxons une étonnante décontraction par rapport à l'histoire romaine et cette série, qui emprunte sans s'en cacher à Shakespeare et à Mankiewicz, en est un nouveau témoignage.&lt;br /&gt;Comme souvent lorsqu'il s'agit de construire une fiction à partir d'événements historiques, les scénaristes de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Rome&lt;/span&gt; rendent compte de l'affrontement entre Pompée et César, entre Marc Antoine et Octave, sans s'écarter de la version communément admise des grands faits, et c'est dans les lacunes de l'Histoire, en explorant le domaine de l'intime et le monde des petites gens, qu'ils déploient toute leur fantaisie romanesque, sans vergogne et pour notre plus grand plaisir.&lt;br /&gt;Mais ce qui représente à mes yeux la plus surprenante réussite de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Rome, &lt;/span&gt;c'est qu'entre les personnages de fiction (Lucius Vorenus et Titus Pullo, inventés de toutes pièces pour aider le spectateur lambda à entrer dans l'Histoire), et les figures historiques, ce sont paradoxalement les secondes qui m'ont semblé les plus fragiles et les plus émouvantes&amp;nbsp;: j'ai été littéralement fascinée par Ciaran Hinds dans le rôle de César&amp;nbsp;; Tobias Menzies m'a fait prendre conscience de l'humanité de Brutus&amp;nbsp;; quant à James Purefoy, qui interprète Marc Antoine, son charisme n'a rien à envier à celui de Brando.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-1345049791824250992?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2008/11/rome-encore.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SQ1jEqb5OdI/AAAAAAAAALg/MjFveiBOfVA/s72-c/markantony.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-7286674028488700624</guid><pubDate>Sat, 11 Oct 2008 07:59:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-10-11T04:18:26.826-07:00</atom:updated><title>Nicolas Liau</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SPBfAG0Ta6I/AAAAAAAAALY/YNYvWCiWKcA/s1600-h/couvliau.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SPBfAG0Ta6I/AAAAAAAAALY/YNYvWCiWKcA/s200/couvliau.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255805220575996834" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'ai le plaisir d'annoncer ici la parution du premier recueil de Nicolas Liau, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quand je serai grand, je serai mort&lt;/span&gt; aux éditions Les 2 Encres. J'ai fait la connaissance de Nicolas à l'occasion du numéro 2 de la revue &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Monk, &lt;/span&gt;et ce fut un plaisir de travailler avec un auteur possédant un univers à la couleur aussi affirmée. De cet univers, mêlant le macabre et l'humour, le grotesque et le désespoir, la quatrième de couverture de son recueil rend bien compte&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ici, une fillette amuse de ses chansons le cadavre d’un pendu, une veuve voit sa maison peu à peu envahie par l’odeur de la putréfaction, un simple d’esprit cache la dépouille de son père dans une soupente. Là, un vagabond jette son cœur à des chiens errants, deux gaillards jouent aux osselets au milieu d’un cimetière, un vieux solitaire trouve un œil de verre dans son jardin. Là encore, un scieur de bois trempe ses mains dans le sang des arbres, un paysan piétine des sépultures pour s’enrichir, un poète enfouit son mal-être sous un masque à gaz. Plus loin, un reclus laisse une jeune flâneuse chuter dans un puits, une mourante joue de la viole à l’intérieur d’un couvent en ruine, un vieillard enfonce ses doigts dans les yeux d’une statue équestre. Là-bas, enfin, un jeune homme regarde ses rêves pourrir près d'une fontaine, un souffleur de verre fabrique d’étranges cercueils à ses cinq fils et deux amoureuses affrontent le vide au sommet d’un pigeonnier.&lt;br /&gt;Mourra bien qui mourra le dernier...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amateurs de fantastique, sachez que l'ouvrage est d'ores et déjà disponible chez son éditeur, &lt;a href="http://www.les2encres.com/index/index.php"&gt;Les 2 Encres&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-7286674028488700624?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2008/10/nicolas-liau.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SPBfAG0Ta6I/AAAAAAAAALY/YNYvWCiWKcA/s72-c/couvliau.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-442274305556685009</guid><pubDate>Tue, 30 Sep 2008 19:20:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-09-30T23:19:03.200-07:00</atom:updated><title>Relire</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SOKLPjITRUI/AAAAAAAAALQ/7PYraL5k-NE/s1600-h/Lectrice_Fragonard.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SOKLPjITRUI/AAAAAAAAALQ/7PYraL5k-NE/s200/Lectrice_Fragonard.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5251913214711776578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je fais partie de ces lecteurs qui &lt;span style="font-style:italic;"&gt;relisent&lt;/span&gt; beaucoup&amp;nbsp;: ainsi, périodiquement, et depuis toujours, je reviens à une poignée de livres qui me sont essentiels.&lt;br /&gt;Ces derniers temps plus que jamais&amp;nbsp;: quand j'y pense, il y a eu Yourcenar cet été, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Falaises... &lt;/span&gt;de Jünger depuis mon retour, une incursion sur "La Route" de Gracq, et tout dernièrement Michon –&amp;nbsp;des auteurs qui m'accompagnent de loin en loin depuis des années. De façon plus incongrue, hier j'ai brusquement été tentée par &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Grand Meaulnes,&lt;/span&gt; jamais relu depuis l'adolescence celui-là...&lt;br /&gt;Je m'interroge, naturellement, sur ce penchant qui me semble chez moi plus marqué que chez d'autres&amp;nbsp;: à quoi bon revenir sans cesse à ces lignes déjà parcourues, à ces histoires déjà vécues, à ces rêves élucidés, à ces intrigues au mystère depuis longtemps éventé&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;Pour vérifier que ce que j'aime résiste au temps, à l'analyse, que ces textes mille fois soumis à l'épreuve du jugement renaissent intacts à chaque nouvelle lecture&amp;nbsp;? Je ne crois pas. Dois-je y voir la manifestation d'une certaine frilosité intellectuelle et sensible&amp;nbsp;? Il y a sans doute de ça (relire évite toute prise de risque, hormis celle d'une improbable déception). Pour trouver en ces lieux aimés, tissés de mots, une sorte de refuge&amp;nbsp;? Je pencherais volontiers pour cette dernière explication...&lt;br /&gt;Ces livres sont ceux où je suis "chez moi", en harmonie, dans le plaisir et le calme à la fois, dans le repos en même temps que dans une qualité particulière d'éveil&amp;nbsp;: y revenir me repose du monde tout en me préparant au monde auquel, la dernière page tournée, ils me rendront. Ils sont aussi la source où je reviens m'abreuver avant d'affronter les torrents inconnus d'autres livres plus rétifs, moins enclins à se laisser pénétrer. Enfin, ils sont ce qui me reste quand j'ai tout perdu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-442274305556685009?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2008/09/relire.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SOKLPjITRUI/AAAAAAAAALQ/7PYraL5k-NE/s72-c/Lectrice_Fragonard.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-311721921294291872.post-8228698410845347441</guid><pubDate>Sun, 28 Sep 2008 16:18:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-09-30T23:23:19.012-07:00</atom:updated><title>Une pierre comme celle-ci...</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SN-58345JmI/AAAAAAAAALI/rdgXL1MIFs4/s1600-h/courseabime.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SN-58345JmI/AAAAAAAAALI/rdgXL1MIFs4/s200/courseabime.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5251120145983153762" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'ai terminé ce week-end &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La Course à l'abîme&lt;/span&gt; de Dominique Fernandez, biographie romancée et très documentée du Caravage&amp;nbsp;: ouvrage érudit restituant de façon juste et vivante (m'a-t-il semblé) quels paniers de crabes pouvaient être Rome, la cour papale, le milieu du mécénat et de la peinture au moment de la Contre-Réforme. Si, sur le plan littéraire, je suis restée un peu sur ma faim, en revanche j'ai le sentiment d'avoir beaucoup appris, même si l'auteur a évidemment comblé par l'imagination les lacunes (fort nombreuses) de la vie de l'artiste au point qu'il est malaisé de séparer le matériau historique du matériau romanesque.&lt;br /&gt;Présenté comme un "maudit" irrésistiblement tenté par l'autodestruction, le Caravage de Fernandez est hanté par l'idée de mourir de la main de l'aimé, motif dont on trouve le reflet inversé chez Genet ("Each man kills the thing he loves" chante Jeanne Moreau dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Querelle&lt;/span&gt;)&amp;nbsp;: l'image du séduisant voyou, amant et meurtrier, a encore de beaux jours devant elle au catalogue des mythes et fantasmes homosexuels&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la foulée et dans un tout autre genre, je lis un magnifique recueil de poèmes en prose, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pierres,&lt;/span&gt; de Roger Caillois&amp;nbsp;: je ne saurais trop inviter quiconque aime la poésie à découvrir les pierres-merveilles de l'Idaho, le quartz fantôme ("Une aiguille de cristal habitée par sa propre effigie est dite quartz-fantôme.") ou encore, "le miel ou le lait bleu de l'agate", l'étoile à quatre branches de la Septaria... Chaque page est un coffre ciselé débordant de trésors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Une pierre comme celle-ci, peut-on ne pas l'aimer&amp;nbsp;?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai enfin rendu à celle qui me l'avait demandée la nouvelle promise, nouvelle qui me donnait tout le mal du monde ces derniers mois&amp;nbsp;: merci, Lucie, de ta patience d'ange en même temps que de ton insistance à me réclamer ce texte qui, sans toi, serait resté inachevé&amp;nbsp;! Quant à "Altera in alteram", mon autre nouvelle à paraître, remise depuis fort longtemps à son éditeur celle-ci,  je ne sais pas du tout ce qu'il advient d'elle... mais je m'en soucie peu&amp;nbsp;: parvenir à écrire me préoccupe bien davantage ces temps-ci que d'être publiée. Je profite donc de mon élan retrouvé pour remettre en chantier une nouvelle fantastique consacrée à Richard Cœur de Lion, et destinée au recueil des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Guerriers de Merveille...&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/311721921294291872-8228698410845347441?l=silenda.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://silenda.blogspot.com/2008/09/lectures-critures-relectures.html</link><author>noreply@blogger.com (Léonor Lara)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_X490KdJhEbM/SN-58345JmI/AAAAAAAAALI/rdgXL1MIFs4/s72-c/courseabime.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item></channel></rss>